
Une jeune femme était heureuse, éprise d'un bébé, épousant sa peau.
Mon fils, ma chance, mon cadeau, ma source de promesse.
Donnez moi des mots et des idées, notre Bonheur je vais nous l'inventer. Offrez moi du temps, des étés et des hivers. Les saisons je vais les façonner. J'adore rêver. Je ne demande qu'à partager mon rêve avec Lui.
La peur de voir mon corps se faner à disparu. Il a fait la plus belle chose au monde. Il a créé le plus magnifique des êtres vivants.
Je jalouse ce corps de s'être séparé du mien. Durant nos neuf mois de cohabitation je n'étais que bien-être et osmose. Me voici pour la première fois avec un bout de moi au sens littéral du terme à l'extérieur de mon corps. Sacrilège!
J'aimerai tellement me balader sur sa joue, dormir sur ses paupières, jouer dans son cou et me faire bercer par son souffle léger.
Je pense élire domicile dans une mèche de ses cheveux châtains. Détenteur de son parfum.
Je chasse le temps qui passe. Je le pousse des deux mains. Je sais que même si je suis protectrice et aimante. Sa dépendance n'est qu'un passage.
Je suis une femme inquiète, je me sens trébucher d'angoisse à chacun de ses pas. Envieuse du temps qui me le ravit. De sa vie qui s'éveille. N'apprends pas sans moi. Je t'en prie, je te le dit, à travers toi je suis celle qui a une parcelle d'éternité. Vie infinie, au milieu de ton coeur. Alors ne me laisse pas derrière toi.
J'ai autant besoin de toi que toi de moi. Je ne vois le Monde plus qu'a travers tes yeux d'ange.
Je suis toute à toi. Vouée à t'aimer jusqu'à ce que l'infinité des étoiles nous sépare.


France

